Retrouvailles

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Amin Maalouf

Juin 2000

Amin Maalouf est né en 1949 au Liban. Chrétien melkite par sa mère, protestant par son père, il parle l'arabe, pratique l'anglais, écrit en français. Il grandit dans un milieu cultivé où l'écriture, sous divers modes, est une affaire de famille qui se transmet de génération en génération. Il aurait pu être historien, il fut journaliste, il n'a pas pu faire de politique car les postes au Liban se répartissent entre les trois grandes communautés, dont il n'est pas. Il devient, in fine, écrivain. En 1976, iI quitte Beyrouth pour Paris. Pour la troisième fois il voit, à 34 ans, son pays en guerre. Sa femme, Andrée, attend leur troisième enfant. Il part le premier, laissant les siens à Aïn-el-Kabar, un «village accroché à mi-pente du mont du Liban dont la famille est originaire». Quelques mois plus tard, celle-ci est réunie. Journaliste d'envergure au quotidien libanais An-Nahar dans les années 70, Amin Maalouf a couvert les grands conflits: le siège de Saigon, l'Ethiopie révolutionnaire, les guerres israélo-arabes... A Paris, il entre à Jeune Afrique, devient rédacteur en chef puis décide de se consacrer entièrement à l'écriture. En 1991, il achète avec sa femme une maison à l'île d'Yeu, dans les terres, et s'y retranche régulièrement pour écrire. En 1993, il reçoit le prix Goncourt. Un an plus tard, après quatorze ans d'absence, il se rend dans son pays natal, ravi de tant de gloire. Son père est décédé, sa mère installée en France près de l'une de ses filles. Et les trois fils de l'écrivain courent le monde. Cosmopolites comme lui, la nostalgie en moins, la liberté en plus.