Retrouvailles

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Un homme, une vie

Désolé d'assister à des" maladies opératoires tourmentées", faute d'anesthésies adéquates, Henri Laborit abandonne la chirurgie pour se lancer dans la recherche fondamentale. Ses travaux se portent sur ce qui deviendra la maladie postagressive, ses manifestations neurovégétatives et les moyens de les apaiser.

De cette époque datent ses premières publications connues, en particulier "L'Anesthésie facilitée par les synergies médicamenteuses", par lesquelles ce chirurgien va révolutionner l'anesthésiologie, puis la psychiatrie, puis une grande partie de la médecine.

En 1952, il découvre et introduit en thérapeutique la clorpromazine, le premier neuroleptique, et l'hibernation artificielle. Il poursuit avec l'invention de plusieurs produits à action psychotrope.

En 1957 il reçoit le prix américain Albert-Lasker prélude au Nobel qu'il n'obtiendra jamais en grande partie à cause de l'hostilité du milieu médical civil français. (Henri Laborit poursuivait ses recherches au Val de Grâce, hôpital militaire)

Reconnu internationalement, il crée en 1958 et dirige le laboratoire d'eutologie, géré par une association sans but lucratif (loi 1901) dans le cadre de l'Hôpital Boucicaut. Ce laboratoire fonctionne sans l'aide de l'Etat, grâce aux droits d'auteur des brevets de l'association.

Le champ de la médecine est bien trop étroit pour ce chercheur qui prêche l'interdisciplinarité. Il tente d'appliquer les lois structurales de la biologie aux comportements humains en s'intéressant particulièrement à la réaction organique à l'agression jetant un pont entre la physique et le langage.

En 1968, "Biologie et Structure" est son premier livre de vulgarisation scientifique, véritable essai de philosophie scientifique pour expliquer les connaissances biologiques dans le champs des sciences humaines.Le succès de ce livre attire l'intérêt des étudiants du département d'urbanisme de la faculté expérimentale de Vincennes qui lui demandent de créer une unité de valeur "biologie et urbanisme"

De 1969 à 1974, Henri Laborit assure cet enseignement avec son collaborateur Bernard Weber. Le livre "L'homme et la ville" résume son approche biocomportementale des problèmes urbains.

De 1978 à 1983, il assure un enseignement de bio-psycho-scociologie, comme professeur invité, à l'université du Québec, à Montréal qui prolonge la ligne de pensée qu'il avait inaugurée en 1970 avec "L'Homme imaginant" et poursuivie avec "L'éloge de la fuite" (1976) puis "l'Inhibition de l'action" (1979). "La Colombe assassinée"(1983) vulgarise ses thèses sur la violence.

Avec "Dieu ne joue pas aux dés" (1987), le professeur Laborit revient à l'étude des systèmes vivants pour achever ce parcours encyclopédique avec "L'Esprit du grenier" (1992).